LE LIVRE DU MAÎTRE – OSWALD WIRTH

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Description

EAN 9782352131847

Livre de 133 pages

LA FRANC-MAÇONNERIE

Rendue intelligible à ses adeptes

LE LIVRE DU MAÎTRE

PAR

OSWALD WIRTH

« ... La Franc- Maçonnerie est appelée à refaire le monde.

La tâche n’est pas au-dessus de ses forces à la condition qu’elle devienne ce qu’elle doit être. »

O. W.

« ... Quand il y aura en Maçonnerie des Maîtres éclairés capables de lire et écrire la langue sacrée, alors notre institution passera du Symbole à la Réalité. Elle incarnera l’Initiation véritable et construira effectivement le Temple de la Suprême Sagesse humaine... »

O. W.

LE LIVRE DU MAÎTRE

« — Que cherchent les Maîtres ?

— La Parole Perdue.

— Quelle est cette parole ?

— La clef du secret maçonnique, autrement dit, la compréhension de ce qui reste inintelligible aux profanes et aux Initiés imparfaits. »

O. W.

« ... L’Homme est une intelligence servie par des organes... »

« Les véritables Maîtres sont les Intelligences cons­tructives du Monde, puis­sances effectives pour les Initiés qui entrent en rap­port avec les Supérieurs Inconnus de la tradition. »

O. W.

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MANUEL A L'USAGE DES NOUVEAUX INITIÉS

publié par la Loge TRAVAIL & VRAIS AMIS FIDÈLES

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En vente sur justification maçonnique aux ÉDITIONS RHÉA

21, Rue Cujas, PARIS Vème en 1923

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PRÉFACE – Guy PIAU – Grand Maître de la Grande Loge de France (1988-1990)

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Nouvelle Réédition et mise en page par Joseph CASTELLI,

par les Éditions Maçonniques en 2019.

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PRÉFACE

« Guy PIAU – Grand Maître de la Grande Loge de France

(1988-1990) »

Depuis 1931, année de leur dernière parution préfacée par l’auteur, les livres que Oswald Wirth a publié sous le titre « La Franc-Maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes » ont fait l’objet de plusieurs rééditions, toujours séparément.

Aujourd’hui à la demande de plusieurs libraires spécialisés dans la vente de livres Maçonniques, ont demandé aux Éditions Maçonniques de rééditer avec une nouvelle mise en page les trois livres d’Oswald Wirth, – le Livre de l’Apprenti, le Livre du Compagnon et le Livre du Maître.

L’ensemble de l’œuvre fut conçu, nous a appris l’auteur, en 1888 dans le cadre d’une réflexion collective des membres de sa loge.

Le livre de l’Apprenti parut en 1892, celui du Compagnon en 1911 et celui du Maître en 1922.

Les textes figurant ici sont ceux de l’édition de 1923 pour le livre de L’Apprenti et de 1931 pour les deux autres. Ils sont exactement la copie des textes originaux.

Les éditons de 1931 présentent l’intérêt de comporter de nouvelles préfaces.

Oswald Wirth (1860-1943) fut admis en Franc-Maçonnerie à l’âge de 24 ans dans une loge du Grand-Orient.

Il quitta très rapidement cette obédience dans laquelle il ne retrouvait pas ses idées de spiritualité initiatique et s’affilia à la loge « Les Philanthropes réunis », puis devint membre de la loge « Le Travail et les Amis Fidèles », loges constituées au sein de la Grande Loge Symbolique écossaise.

Il participa activement à la refondation de la Grande Loge de France en 1894 dont il demeura membre jusqu’à son passage à l’Orient éternel.

Il fut coopté membre actif du Suprême Conseil de France en 1927.

Célèbre mais mal connu, Oswald Wirth est un personnage complexe et riche de singularités.

Voyageur infatigable dans la multitude des traditions spirituelles et initiatiques, il sut entreprendre et suivre une voie initiatique qui le conduisit à reconnaître dans la maçonnerie dite écossaise l’héritage du symbolisme initiatique de l’hermétisme alchimique.

Les enseignements qu’il a pu recevoir par l’étude et la pratique de la vraie philosophie, école de sagesse, celle de Pythagore et d’Hermès, fécondent la matière de ses trois livres et éclairent, en l’enrichissant, le symbolisme initiatique de la Franc-Maçonnerie.

Véritable encyclopédiste des Traditions spiritualistes, Oswald Wirth développe dans les trois livres ses analyses et interprétations des divers Arts sacrés, art sacerdotal et art royal, Mystères et religions.

Puis, il expose une histoire de la Franc-Maçonnerie, sa philosophie, son objet, ses méthodes et ses moyens.

Pour chaque grade, il définit son rôle et décrit les symboles qui en éclairent le sens et assurent l’enseignement du maçon.

Dans le foisonnement des sujets et thèmes qu’Oswald Wirth aborde et développe, plusieurs idées concernant l’ordre maçonnique me paraissent devoir être évoquées ici car elles sont pertinentes et demeurent d’actualité :

1. Tout le Symbolisme Initiatique de la Franc-Maçonnerie, transmis pour l’essentiel mais pas uniquement par l’hermétisme alchimique, est contenu dans les trois premiers grades et constitué ainsi dès l’origine.

Les systèmes des Hauts-Grades qui ont proliféré dans la deuxième moitié du 18ème siècle n’apportèrent aucun nouveau symbole, simplement des explications.

Et, le système en 33 degrés conçu à la fin du siècle par des membres des loges françaises des Antilles et américaines de Caroline du Sud, n’a rien apporté de plus dans le domaine du symbolisme initiatique.

L’ambition de ses créateurs était d’unifier ce qui était épars et c’est, semble-t-il, ce qu’ils ont réussi au départ.

2. Le grade de Maître est le grade ultime de la Franc-Maçonnerie.

Oswald Wild écrit : « La maîtrise est un sommet, terme fatal de toute ascension. Celui qui se sent Maître n’a plus rien à ambitionner ».

En franc-maçonnerie, il existe une seule initiation, celle qui est conférée au grade de Maître.

L’adepte est appelé à la renaissance (Wirth dit la résurrection) de lui-même qui le pare de la tunique de l’homme sage, homme vrai.

Toutefois, les loges symboliques ont failli à leur devoir qui est de former des Maîtres éclairés.

Et, les maçons du 18ème siècle n’ont trouvé comme remède que de développer la Maîtrise dans des ateliers spécialement fondés à cet effet.

Selon les propres mots d’Oswald Wirth :

« Les Hauts-Grades se recommandent donc aux maçons qui aspirent à la Maîtrise et ne savent pas s’y élever d’eux-mêmes en Chambre du Milieu. Pour leur venir en aide, l’Écossaise leur offre des cours de répétition qui ont leur valeur sans être indispensables. Certains grades, prétendus supérieurs, sont, en réalité lamentablement inférieurs dans leur thème qui n’a rien d’initiatique ».

3. La Loge autonome est le seul organisme fondamental de la vie maçonnique.

Ce sont les Loges qui constituent entre elles la Maçonnerie universelle, dont les Obédiences et juridictions ne sont parvenues depuis 1717 qu’à compromettre l’existence en multipliant les dissensions et les schismes.

La vraie Maçonnerie ne peut comporter de division car elle de son essence d’être unie.

Un maçon libre dans une loge libre, tel le véritable fondement de la franc-maçonnerie.

Les organisations fédérant les loges devraient limiter leur rôle à la protection et à la conservation des rites et à la représentation des loges fédérées.

Oswald Wirth ne prétend rien inculquer.

Il décrit, il raconte, il analyse et propose.

L’initiation enseigne à penser.

Il faut lire les trois livres, les relire.

Ils expriment les idées d’un esprit libre en quête de son intime vérité.

Ce sont des ouvrages à nul autre pareil et bien supérieurs à nombre d’écrits antérieurs et postérieurs.

Chacun peut en faire émerger sa propre vérité.