LE RÉGULATEUR RITE DE CERNEAU – TOME II

39,00 €

taxes comprises hors frais de port
En stock
Délai de livraison : 8 jour(s)

Description

EAN 9782352131762

Livre de 408 pages

LE RÉGULATEUR RITE DE CERNEAU – TOME II

RITUELS COMPLETS DES HAUTS-GRADES DU 4° AU 33°

OFFICIELS DE LA MAÇONNERIE

DU RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTÉ

DU CONSEIL SUPRÊME DU TRENTE-TROISIÈME ET DERNIER GRADE

DE LA MAÇONNERIE ANCIENNE ACCEPTÉE DU RITE ÉCOSSAIS,

ORDONNANCÉE PAR LE

TRÈS PUISSANT SOUVERAIN GRAND COMMANDEUR

JOSEPH CERNEAU

LE 27 OCTOBRE 1807

Par les Règlements et Constitutions de 1762 et les Grandes Constitutions de 1786 comme seules Lois fondamentales de l’Ordre, de faire allégeance au Suprême Conseil des Souverains Grands Inspecteurs Généraux du 33ème et dernier degré du Rite Écossais Ancien et Accepté et du Rite de Cerneau de toute la surface du Globe Terrestre. Ordo ab chao, Deus Meumque Jus.

Joseph CASTELLI 33/99°

Président du Suprême Conseil des Rites Confédérés

ÉDITIONS MAÇONNIQUES © 2019

HISTORIQUE

Le Rite Écossais Ancien et Accepté est une des deux branches de la Franc-Maçonnerie dite écossaise qui permet à un Maître Maçon d'approfondir ses connaissances maçonniques après avoir complété les trois grades de la Maçonnerie Symbolique.

L'autre branche connue par le Rite Yorkais est constituée des Maçons de l'Arche Royale, des Maîtres Royaux et Choisis, et des Templiers.

Le terme « Écossais » laisse croire que l'Écosse est à l'origine du Rite. De même, longtemps on a cru qu'il fallait aller en Écosse pour recevoir le 33ème degré. Or ces deux affirmations sont fausses. En effet, la première référence se trouve dans les anciens registres français, dans lesquels apparaît le mot « Écossais ».

À la fin du 17ème siècle, quand les iles anglaises étaient dans le chaos et déchirées par les conflits, plusieurs Écossais ont fui en France où ils ont repris leurs titres maçonniques. On croit que de là découle l'usage du mot « Écossais ».

C'est en 1732 que la première Loge Écossaise « Scottish Lodge » fut établie à Bordeaux, un des centres maçonniques les plus anciens et les plus influents en France. Les membres étaient des Francs-Maçons anglais et écossais.

Les Hauts-Grades ont été formés dans les années 1738 à 1740, et c’est en 1761 que Etienne MORIN (1717-1771), membre de la Loge de Bordeaux, obtiendra la permission de porter ces grades à travers l'atlantique jusque l'Amérique.

C’est la patente qui a été délivrée le 27 août 1761 à Etienne MORIN par la Grande Loge des Maîtres de Paris, dite de France, pour transmettre les Hauts-Grades, qui serait à la source du Rite Écossais Ancien et Accepté.

Cette patente donnait pouvoir à son détenteur de pratiquer et propager la maçonnerie telle que la professait alors la première « Grande Loge de France ». (Ce document peut être consulté à la Bibliothèque Nationale de France où il est déposé sous la cote F\M\ 1285).

En 1763, après avoir participé aux Constitutions de Bordeaux de 1762, Etienne MORIN présente à Saint-Domingue le Rite de Perfection en 25 degrés pratiqué en France depuis 1740, qu’il appellera « Ordre du Royal Secret ». Il s'agissait d'une hiérarchie de 25 grades superposant aux 3 grades symboliques les 22 Hauts-Grades les plus classiques de la pratique maçonnique française de l'époque. Le dernier grade était celui de Sublime Prince du Royal Secret.

Etienne MORIN consacrera la fin de sa vie à la diffusion, dans les îles françaises d'Amérique, du Système Maçonnique ramené de France. Il rejoindra l’Orient Éternel en novembre 1771, à Kingston, ile voisine de la Jamaïque.

Son Député et « Grand Inspecteur Général » Henry Andrew FRANCKEN partira en Amérique du Nord en 1767 où il patentera à Albany la première Loge de Perfection sur le sol nord-américain et un Grand Chapitre de Sublimes Princes du Royal Secret.

Comme Etienne MORIN, Francken meurt à Kingston en 1795. Mais, la chaîne qu'ils ont initiée, se continuera notamment sur le continent nord-américain. Au cours de ces années, plusieurs « Députés Inspecteurs Généraux » furent nommés.

En juin 1770, Etienne MORIN remit patente à Antoine MÉNESSIER de BOISSY qu’il nommait Député Inspecteur et Prince Grand Commandeur du Royal Secret.

Le 22 décembre 1798, Antoine MÉNESSIER de BOISSY remettra à Saint-Domingue une patente à Dominique SAINT-PAUL qu’il nommera Grand Inspecteur.

C’est à partir de cette patente, selon les termes qui y sont employés, qu’on parlera de « Rite de Morin ». On retrouvera la trace de Dominique SAINT-PAUL à Port au Prince en 1807, comme Souverain Grand Inspecteur Général et membre du Suprême Conseil du 33ème pour les Iles Françaises de l’Amérique.

Dominique SAINT-PAUL délivrera à son tour des patentes en 1799 aux Frères Germain HACQUET et Antoine Mathieu DUPOTET.

Germain HACQUET était Grand Maître Provincial fondateur de la Grande Loge de Pennsylvanie et membre de la loge « La Réunion des Cœurs Franco-Américains » à Port au Prince. Germain HACQUET était son Grand Maître adjoint.

À noter que Germain HACQUET créera en 1804 à Paris un Grand Consistoire.

En 1800 et 1801, on trouve parmi les membres de « La Réunion des Cœurs », et également de la loge « La Réunion Désirée » créée en 1784 et appartenant au Grand Orient de France, le nom de Joseph CERNEAU.

C’est à ce dernier que Antoine Mathieu DUPOTET remettra en juillet 1806 la patente MORIN/MÉNESSIER de BOISSY, le nommant Député Grand Inspecteur.

Arrivé à New York en novembre 1806 Joseph CERNEAU s'y lie d'amitié avec John W. MULLIGAN de la Grande Loge de New York, et fonde avec lui un Grand Consistoire en octobre 1807 et un Grand Conseil en octobre 1808.

Au cours de ces années, sous l’autorité de Joseph Cerneau de nombreux ateliers seront créés aux États-Unis et au Brésil. Dans le New York City Directory de 1809-1810, Joseph CERNEAU est porté comme Grand Inspecteur Général, ancien Grand Commandeur et membre du Souverain Grand Conseil de Princes du Royal Secret.

Le 25 mai 1812 Joseph CERNEAU ouvre un Suprême Conseil à New York. Germain HACQUET sera son représentant auprès du Suprême Conseil de France dès 1811, et auprès du Suprême Conseil du Grand Orient de France en 1816.

Jusqu'en 1812, en vertu de la patente qu'il avait reçue en 1806, Joseph CERNEAU et les ateliers fondés par lui pratiquaient les 25 grades de l'Ordre du Royal Secret de Etienne MORIN. Ensuite le rite sera organisé en 33 degrés, conformément aux « Grandes Constitutions de 1796 ».

En effet, en Europe aussi les maçons n’étaient pas inactifs et feront évoluer les fondements constitutionnels des Suprêmes Conseils et la nature du Rite au travers de deux textes constitutifs.

Les Constitutions de 1762 avaient organisé le fonctionnement du Rite, divisé en 25 degrés et en 7 classes, et son gouvernement par un Souverain Conseil des Princes Sublimes.

Quelques années plus tard, à la suite de conflits et de rivalités, une nouvelle organisation, dirigée par Frédéric II de Prusse, créera, à Berlin, les « Grandes Constitutions de 1786 ».

Ces constitutions de 1786 ordonnent alors la hiérarchie en 33 degrés, affirment les valeurs essentielles du Rite, et représentent le ciment de tous les Suprêmes Conseils du Rite Écossais Ancien et Accepté unis sous la même devise : « Ordo ab Chao, Deus Meumque Jus » Ce Rite en 33 degrés sera très vite adopté par la maçonnerie américaine. L'Écossisme se développera alors dans les îles et sur le continent Nord-Américain notamment en Caroline du Sud, et s'organisera à Charleston entre 1796 et 1801.

Le 31 mai 1801 sera fondé, à Charleston, « The Supreme Council of the Thirty Third Degree », Conseil Suprême du 33ème degré pour les Etats-Unis, dont est membre le ComteComte Auguste de GRASSE-TILLY, arrivé à Saint-Domingue en 1789.

Le Comte Auguste de GRASSE-TILLY introduira ce Rite en France lors de son retour en 1804, le complètera, et créera un « Suprême Conseil pour la France » et la « Grande Loge Générale Écossaise », qui se déclarera gardienne du « Rite Ancien Accepté ». Cette dernière négociera très vite des accords avec le Grand Orient de France qui, dès 1816, administrera le Suprême Conseil pour la France.

À noter que le Frère Auguste de GRASSE-TILLY contribua aussi à la création en 1813 du Suprême Conseil pour la Belgique. Toutefois l'expression anglaise « Ancient and Accepted Scottish Rite » ne fera sa première apparition que dans le traité d'union signé le 5 avril 1832 entre le Suprême Conseil fondé par Joseph CERNEAU à New York et le Suprême Conseil de Terre Ferme (Amérique du Sud, îles Canaries, Porto Rico).

Ce traité donnera naissance au « Suprême Conseil Uni pour l'Hémisphère Occidental » qui signera le « Traité d'Union, d'Alliance, et de Confédération Maçonnique » conclu à Paris le 23 février 1834 avec le Suprême Conseil pour la France et le Suprême Conseil pour l’Empire du Brésil.

Le Rite dit « de CERNEAU » est l’évolution du Rite dit « de MORIN » en 33 degrés.